Parce qu'il faut bien ...

Parce qu'il faut bien ...
Il parait que la vie continue .
Il parait que je suis jeune et que je trouverais quelqu'un d'autre .
Il parait que la peine va s'atténuer .
Il parait que le bonheur reviendra .
Il parait qu'il est comme tous les autres .
Il parait qu'il reviendra .
Il parait que je dois sortir .
Il parait qu'il faut que j'y crois .
Il parait que l'amour ça finit toujours pas .
Il parait qu'il faut continuer à évoluer .
Il parait qu'il faut trouver des projets .
Il parait ...


Alors faisons semblant de croire ce qu'ils me disent tous, puisque c'est ce qu'ils attendent de moi .
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# Posté le jeudi 16 juillet 2009 07:54

Chacun s'accroche comme il peut à sa mauvaise étoile .

Chacun s'accroche comme il peut à sa mauvaise étoile .
Poussière d'étoile. Volonté de sincérité. Ne serait-ce que d'une étincelle. Rêves remballés volontairement, conservés involontairement. Sources de déceptions et envie d'ailleurs. Doux envols. Aterrisage raté. Fiction. Contes de fées où je ne jouerai jamais le rôle de la princesse. Utopies égarées au fond de mes sentiments. Morceaux de lumière éparpillés, débris d'histoire abandonnée. Illusions entassées les unes sur les autres. Abandon de moi-même au bord du précipice. Sourires idiots, naïfs. Mensonges. Lâchement proclamés au monde. Forces regroupées, s'épuiser à vivre normalement. Espoir. Espoir encore. Espoir toujours. Espoir surtout. Douleur d'un passé vide, d'un présent meurtrier et d'un futur inexistant. Absence d'un être irremplaçable. Dégueulé de mots sans lien, sans sens. Sans vie et sans raison. Etagère ébranlée de puissants souvenirs. Larmes retranchées, déposées au creux d'un oreiller, ou sur la page d'un journal intime. C'est écris. Noir sur blanc. Blancs. Noirs. Jaunes et Rouges aussi. Racisme et dégoût du monde. Incompréhension. Seul besoin : lui. Seule, et besoin de lui. Jouer comme on peut, tordre le coup de chaque mot. Envie d'écorcher tout ce qui m'entoure. Voyage au milieu de rien. Ai-je des ailes? J'espérais seulement que ce soit le paradis. Mieux vaudrait être sourd. Aveugle. Se boucher les oreilles, d'ailleurs, et fermer les yeux de toutes mes forces, tenter de ne plus voir ces injustices. Et rire au nez de la vie. Sans pouvoir. Croire en la magie. Fabriquation d'une baguette de sentiments et de papier. Donner raison à l'éternité. Et y croire - encore, toujours - surtout. Extinction de sentiments, d'amours éphémères sans romance, d'émotions en carton. Pas les miens. Jamais, les miens. Ce sont les plus forts. Et me sentir pourtant envieuse. A l'écart. A l'égard, au regard des autres. Baisers chauds, éclairs profonds, câlins puissants. Se dégoûter, presque, devant ce tableau rose, morose, de maux roses et de mots roses aussi, plus irréel encore que le mien. Frisson. Sursaut d'inquiétude et de jalousie. Réveil en sueur. Désastre intérieur. Fouillis. Décombres. Peur. Attentat d'un coeur déjà en sursit. Encerclée dans la prison des jamais, des toujours. Temps interminable. Minable. Moi pire que lui. Kilomètres destructibles. Ou bien plutôt destructeurs? Désir inasouvable de vengeance. Liberté poignardée. En plein coeur. J'étais la liberté. Aimer. L'aimer. Un simple verbe qui pourrait conclure, clôturer, terminer, d'une façon un peu plus douce ce texte. Un peu plus belle. Pourquoi? Parce que. Je. Jeux, émission de questions réponses sans réelles significations. Mauvaise perdante à cette partie - sans fin. Résumé de ma vie. Je l'aime. Tant pis.

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# Posté le jeudi 16 juillet 2009 08:03

Ce n'est pas la mort qui me fait peur . C'est demain .

Ce n'est pas la mort qui me fait peur . C'est demain .
C'est vrai. Tu as raison. A tes questions existencielles - ou non - je ne peux que te répondre affirmativement. Oui, la vie est souvent dure. Oui, tu (re)tomberas. Oui, c'est injuste. Et bien sur que ça va empirer. Je ne dois pas te donner de faux espoirs. Bien sur, petite.
Décevant. Désolant. Effrayant, surtout, n'est ce pas?
Mais ne t'inquiète plus. Tu survivras à ces injustices. A cette vie. A tout ça. Tu dois y arriver. Et puis, t'es forte toi. Plus forte que tous les autres même. Toi t'as du te battre contre la Vie, et contre son Ennemi aussi. Toi t'as du vaincre la Mort. Et la Peur. Et tout le reste. Voir la nuit en plein jour. Se demander si on a fait le bon choix. Si on n'aurait pas mieux fait de partir, cette fois. Douter.
Périr. Et repérir. Et dépérir.
Tu aimerais déployer tes ailes, et t'envoler. Un peu plus loin. Un peu trop loin. Rejoindre les étoiles, les nuages et les oiseaux. D'ici, tout est tellement plus beau. Tu aimerais déployer tes ailes, mais en dépit de cause, elles te brûlent le dos. Tu sens les larmes un peu trop près de tes yeux. Tout au bord. Et t'aimerais les cracher. Mais tu les retiens, de toutes tes forces.
De toutes tes forces.


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# Posté le jeudi 16 juillet 2009 08:09

C'est sur'ment trop te demander .

Je m'y suis tellement accrochée.
A ce bout de nous.
A ce rêve.
Impalpable.
Intouchable.
Pour lequel je me bat chaque jour.
Ce rêve qui me fait crever sur place.



(( Et des rêves. Mais qu'on en crève. Même. Qu'on en crève. ))


Mais regarde ce que je deviens! Un morceau
de doute plongé dans le chagrin. Un bout de
rien. Qui se démène pour rester à la surface
de cette vie. Mais qui coule quand même. Je
ne comprends plus rien. Pourquoi me laisses
-tu toute seule dans cette pièce si noire? J'ai
peur. Pourquoi m'abandonnes-tu au moment
où j'ai le plus besoin de toi?.



(( Stop. Ne pas se poser de questions. De toutes façons. Les réponses n'existent pas. ))

C'est sur'ment trop te demander .
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# Posté le jeudi 16 juillet 2009 08:18

Tu me manques .

Je voudrais seulement encore une fois
M'endormir dans tes bras
Pour écouter battre ton c½ur
Me blottir contre ton corps
J'arrêterais le temps qui passe
Pour ne jamais changer de place

Sans toi j'ai du mal à vivre je ne fais que t'aimer
J'ai tant d'amour pour toi
Et c'est malgré moi
Que même dans mes rêves je pense à toi

Si je pouvais un jour
Te revoir mon amour je
Te montrer le fond de mon c½ur

Qui ne porte que ta couleur
J'arrêterais le temps qui passe
Pour qu'entre nous rien ne s'efface...
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# Posté le lundi 20 juillet 2009 07:59

Et puis je sais ...

Et puis je sais ...
Et puis je sais tous ces regards sur moi
Et puis je sais tous ces mots qu'on ne dit pas
Et puis je sais tout ce que j'aurais pu faire
A défaut de me taire
Quand j'approchais l'enfer

Et puis je sais les sourires qu'on invente
Les mains glacées,
Les longues heures d'attente
Et puis je sais les matins fatigués
Par trop de mots gâchés
Trop de rêves envolés

Et puis je sais qu'il y a eu des colères
Des cris lâchés, des mots lancés en l'air
Et puis je sais tout ce que j'aurais pu dire
A défaut de souffrir
Quand je les voyais venir

J'ai crié tant de fois pour qu'on m'entende mieux
Si souvent maladroit, si souvent malheureux
J'ai garé mes angoisses sur des parkings de haine
J'ai payé des ardoises bien plus chères que mes chaînes
Mais je sais qu'on ne pardonne rien
A qui se trompe de destin
Sur ce drôle de chemin

Et puis je sais

Et puis je sais ce jouet trop fragile
Qu'on ne donne jamais mais qu'on te prête facile
Et puis je sais toutes ces nuits inquiétantes
La peur collée au ventre
Pour remonter la pente

Et puis je sais les silences entendus
Et puis je sais toutes ces choses qu'on ne fait plus
Si j'ai glissé sur des lits de hasard
Dans quelques nuits trop noires
Pour quelques heures d'espoir

J'ai essayé de vivre au milieu des remords
J'ai tenté de survivre quand on me croyait mort
Si j'ai cru pour de bon aux amitiés poussières
Chercher la solution au fond de quelques verres
C'est que j'avais peur, que les autres me voient
Comme je vois les autres, j'avais si peur de moi

Et puis je sais
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# Posté le lundi 20 juillet 2009 08:04

[ ... ]

Je ne guérirai pas de cet amour.
Tu m'as pris ma lumière, ma sève, ma confiance.
Mes jours sont vides, ma vie est morte.
Je fais juste semblant.
De sourire, d'écouter, de répondre aux questions.
Tous les jours, j'attends un signe, un geste.
Que tu me délivres de ce trou noir dans lequel tu m'as laissée et que tu me dises pourquoi.
Pourquoi m'as-tu abandonnée ?



Guillaume Musso
[ ... ]
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# Posté le mardi 29 septembre 2009 07:20